Le 3 octobre prochain j’interviendrais, aux côtés de Cecilia Rodrigues Ribeiro, chercheure en Psychopathologie, Anthropologie et Psychanalyse, dans le cadre du colloque de la fédération Medialect intitulé “L’Intelligence Artificielle générative dans les pratiques de formation : enjeux et défis”. Nous y parlerons notamment de l’impact de l’IA dans la formation des psychologues.
“Ah ! c’est la machine, ça !”
Le Centre des Arts d’Enghien accueillait il y a quelques jours les assises 2025 de l’innovation organisées par le PUI CY Transfer de l’université CY Cergy-Paris. A cette occasion, nous avons été invités avec Lilyana Petrova à imaginer une performance art & science autour de l’éthique de l’IA. Nous avons proposé “Ah ! C’est la machine, ça !”, une performance qui interroge le rôle de l’IA dans l’évaluation des comportements — avec en filigrane la dialectique “normal”/”pathologique” théorisée par Canguilhem — et la dépossession de notre propre responsabilité politique qui se dessine dans l’émergence de ces systèmes d’évaluation automatisée des comportements.
Nous avons donc imaginé une forme d'”espace préfectoral” où une IA évalue quotidiennement (à partir d’algorithmes de Facial Emotion Recognition) la capacité des citoyens à obtenir et/ou à conserver leur nationalité à partir d’une analyse automatisée de leurs émotions pendant qu’ils chantent l’hymne national : sincérité, joie, optimisme, enthousiasme mais aussi colère, tristesse, sarcasme ou paranoia, … Nous avons eu le plaisir d’inviter à participer à cette performance les artistes Z. Chaouki et H. Kutchevitch, qui ont eu, de par leur propre histoire, à traverser les méandres d’une administration parfois peu amène. Par leur témoignage, ils ont contribué à enrichir l’écriture scénique de ce travail performatif, et c’est à elles, à eux et à toutes et tous les autres, que nous dédions ce travail.

Artistic research @ Bornholm (DK) for Island Connect EU Project
As part of the “Sylvia: prouver, éprouver” artistic research project in collaboration with corsican choreographer Laetitia Brighi, I attended two artist residencies, one at Théâtre Alibi in Bastia (Corsica), the other at BIRCA on the island of Bornholm (Denmark). The project is funded by EU Island Connect.
The project is inspired by forest ecosystems and their dynamics of solidarity. It explores the possibility of linking European islands through their forests by intertwining their mystical and technological knowledge. Through the establishment of two parallel networks —one mystical and the other, mineral —the project creates a connection between two specific island forests: those of Corsica and Bornholm. These two forests, symbols of the ecological richness of European islands, engage in dialogue through artistic and technological actions.
As a side project, I also took the opportunity of this residency to initiate the series of performance “Same player shoots again” on failure and resilience. The “Moving Coasline” performance on a beach of the baltic sea makes up its first element.

Unexpected Dating : une seconde ou une vie, combien de temps nous faudra-t-il pour nous rencontrer vraiment ?
Avec Narimane Le Roux Dupeyron, nous proposons du 14 au 16 avril 2025, dans le cadre du festival ZERO1 (évènement “anti-colloque”), Unexpected Dating, une série de performances autour de la thématique de l’accélération du monde chère à Hartmut Rosa.
” (…) Entre accélération et stagnation, contrôle et incertitude, ils vous invitent à un rendez-vous atypique dans un supermarché, sur le port de La Rochelle ou dans un café. Ces rencontres-performances questionnent nos rythmes de vie et nos angoisses existentielles. Chaque espace devient un terrain d’expérimentation où se mêlent attente, décision et imprévu. Choisir un yaourt peut-il devenir une expérience vertigineuse ? L’incertitude de la rencontre révèle-t-elle nos doutes les plus profonds ?”

Projet Sylvia @ Fabrique de Théâtre Bastia (Island Connect)
En collaboration avec la chorégraphe corse Laetitia Brighi (compagnie Danzateria) et le compositeur corse Laurent Gueirard, je participe du 7 au 18 avril 2025, à la Fabrique de Théâtre (Bastia), à la première résidence de recherche-création autour du projet Sylvia, un projet transdisciplinaire visant à interroger l’articulation entre affects et régimes de vérité dans la post-modernité. La résidence est financée par le programme européen Island Connect.

Détras de la palmera : une collaboration art & science avec le studio du Fresnoy
En compagnie de Miguel Miceli, artiste plasticien actuellement en résidence au studio du Fresnoy, nous initions en ce mois de janvier 2025 une collaboration art & SHS autour des enjeux de l’agro-écologie. Prenant pour quelques semaines les serres agricoles d’Almeria comme terrain ethnographique, notre collaboration questionne de manière croisée les imaginaires de l’agro-industrie et ceux des migrations nord-sud, interrogeant à nouveaux frais la complexité de nos rapports à l’eau et à la terre.
Cette collaboration est co-financée par le laboratoire ETIS.
@miguel_miceli / https://www.mutualart.com/Artist/Miguel-Miceli/B50D688700593C8F
De l’IA à la recherche-création : la transdisciplinarité comme moteur
Qu’est-ce que la transdisciplinarité radicale ? Comment l’incarner et la vivre au quotidien du chercheur ? Que convoque-t-elle du processus de déterritorisalisation et de l’inconfort permanent que celui-ci invite à adopter comme conduite épistémologique ? Posture scientifique et intellectuelle qui se situe à la fois entre, à travers et au-delà de toute discipline, la transdisciplinarité est la “macchia cieca” des tentatives actuelles, souvent limitées à de vagues incantations, visant à “faire collaborer” les disciplines. Je tenterai de répondre à ces questions lors d’une intervention à l’Université d’Amiens le 28 novembre prochain à 18h dans le cadre des actualités de l’art, à l’initiative de Guillaume Pinçon, MCF à l’Université de Picardie Jules Verne.
PiPeR = Pirate-Performance @ Colloque RE24
Le 17 octobre dernier je co-organisais en compagnie de Joffrey Becker et Lilyana V. Petrova, le colloque RE24 qui proposait une réflexion autour de la reconfiguration des épistémologies en STS. Financé par la chaire ARTSS, RE24 visait à interroger les modalités de l’interdisciplinarité à l’interface de l’environnement, des STS et des représentations, et la contribution des approches performatives art & sciences. A cette occasion, nous avons également présenté Lilyana et moi la performance PiPeR (pirate-performance), acte fondateur du collectif éponyme de pirates-chercheurs en STS.

Enseigner l’intime sans saigner @ Journées Agora CYU
Le jeudi 10 octobre prochain je proposerai dans le cadre des Journées du laboratoire Agora (Université CY Cergy Paris), une intervention autour de la place de l’intime et du sensible dans l’enseignement en cursus d’ingénieur. Je présenterai en particulier des résultats d’expériences-terrain : comment faire de l’émotion suscitée par un sujet sensible ou polémique un moteur pédagogique pour amener les étudiant.e.s à analyser leurs propres affects ? J’aborderai également la question des “trigger warnings” et de leurs limites et quelques aspects méthodologiques permettant d’accroître le sentiment de responsabilité éthique de chacun dans la classe. J’interrogerai enfin l’articulation entre subjectivité, technologie et politique dans la post-modernité, et la façon dont cette articulation prend un sens particulier dans un cours de philosophie pour ingénieurs construit autour du sensible.
La performance « pirate » en conférence comme modalité de production de savoir critique
Le 1er octobre dernier je suis intervenu avec Lilyana V. Petrova dans le cadre des Journées du Centre Internet et Société (UPR 2000 du CNRS). Nous avons proposé une intervention performée autour des nouvelles épistémologies en STS, en particulier les approches émergentes utilisant la performance “pirate” comme modalité de production et de dissémination de savoir critique.
